Il n’y a rien à comprendre, il n’y a qu’à considérer les faits !

Je maintiens : il ne saurait y avoir de création monétaire par les banques autres que les banques centrales !

En effet, s’il en était autrement, on ne comprend pas pourquoi les banques devraient se prêter de l’argent entre elles, ou, à défaut, se refinancer à la banque centrale !

C’est une vérité sans doute trop simple et « simpliste » pour tous ces « savants » de l’université !

Les banquiers ne le savent que trop bien, et ils méprisent à juste titre la « science économique ! »

Les «bêtises » que les banques ont faites en spéculant et, en prenant des risques de plus en plus insensés, ne proviennent pas d’une « création monétaire » échevelée ou incontrôlée, mais très exactement d’un excès de dépôts du côté des fortunés qui cherchaient des rendements rémunérateurs, hautement rémunérateurs et donc hautement risqués ! Et qui devaient donc trouver à tout prix des emprunteurs, même insolvables !

C’était évidemment tellement risqué que cela devenait, un moment donné, avec les crédits hypothécaires américains par exemple – titrisés à cause des risques insensés pour les intermédiaires bancaires! – nécessairement impossible à couvrir – même le refinancement forcé et délirant par la Fed n’y parviendra pas, et ce malgré une création monétaire réelle et massive.

Car ces sommes astronomiques, destinées à couvrir et à boucher les trous, ne font que transiter et disparaissent très rapidement dans la thésaurisation – autant dire dans destruction monétaire (provisoire) sans doute supérieure ou égale aux sommes injectées.

C’est pourquoi cela se déroule actuellement quasiment sans relance de l’inflation –pour le moment. Nous ne sommes cependant pas à l’abri d’une prochaine hyperinflation. En attendant, c’est la déflation qui menace…

Seule la monnaie fondante constitue une réponse efficace et pacifique à ce problème !

Johannes Finckh, Bordeaux, 12 décembre 2008