Banque de dépôt et banque d'épargne ?

Une association propose de scinder les banques de dépôts des banques d'épargne et de crédit.
Je ne comprends pas très bien la démarche sinon de bien différencier les deux modes et de donner au crédit une substance plus significative et une épargne idoine. L'épargne devrait avoir une durée minimale (1 an, je crois) et les emprunts ne devraient pas dépasser quelques années. C'est l'ADED qui propose cela. Mais quid des emprunts obligatoires sur le long terme.
Est-ce que la monnaie franche ou fondante a une réponse sur ce sujet ?

Posté par Magnol JeanLouis, 09 décembre 2008 à 07:37

Pour répondre à Jean-Louis et aux autres en même temps, à qui j'exprime ma gratitude de dialoguer avec moi:

A mon avis, il n'y a rien à comprendre!

Contrairement aux affirmations farfelues de l'ensemble de la science économique universitaire - qui ne mérite ceratainement pas le nom de "science"! - il convient de rappeler ici fermement que les crédits accordés sont toujours, de gré ou de force refinancés, il s'agit d'une opération comptable qui transfère les créances et les dettes en fonction de ce que les créanciers veulent ou peuvent accorder ou non.

Chaque fois qu'il y a un crédit accordé (une "création monétaire" selon le délire universellement répandu!), il y a souci de refinancement! Et ce souci trouve sa solution dans le crédit enttre banques, puis, au niveau des déposants, et puisque cela ne suffit pas toujours, au niveau d'une création monétaire nette de la part des banques centrales! C'est ainsi et pas autrement que se passent les choses, forcément.

Car, sinon, on ne pourrait pas comprendre en quoi la crise hypothécaire US déclenche, comme c'est le cas, une crise systémique mondiale!

Non, non , non et non! il n'est pas plus vrai que les crédits font les dépôts que le contraire,; à savoir que les dépôts font les crédits!

Il s'agit d'un mouvement strictement synchrone, car les créances bancaires doivent trouver des placements qui vont du peu risqué (intérêts faibles) aux plus rémunérateurs et plus risqués!

L'évolution du jeu des intérêts et des intérêts composés a pour effet que les avoirs monétaires sont de plus en plus énormes face à un volume de dettes aussi de plus en plus énorme, car il s'agit de deux grandeurs qui s'annulent à tout moment.

Mais il y a une différence qui est celle d'êtrs  riche ou pauvre: le riche veut placer son argent, mais le pauvre, à un moment donné, ne peut plus emprunter, car il n'est plus "solvable". D'où problème et invention de la sophistication financière qui a fini par planter le système!

Les états ont beau se substituer aux pauvres, cela atteint ses limites quand les états, du fait du grand nombre de leurs pauvres, ne peuvent plus répercuter les charges de la dette sur l'ensemble, et alors, il faudrait taxer les riches! Horreur, car c'est alors que ces mêmes riches vont se déclarer "pauvres" en dissimulant massivement sous forme de thésaurisation.

Je répète que le vrai paradis fiscale est et reste la possibilité de thésauriser!

La réponse de la mopnnaie fondante c'est, précisément empêcher la thésaurisation.

Je suis bien curieux s'il y a un seul économiste en France qui saurait refuter ce qui est affirmé ici! J'attends toujours, et je considère comme un singulier manque de courage que l'on ne me réponde pas!