L'évolution de la richesse et de la pauvreté et son impact sur le fonctionnement des circuits financiers

Il est de plus en plus admis par les analystes de la situation économique que les écarts entre riches (très riches) et pauvres se creuse fortement et  avec une régularité quasi mécanique.

Cet état de fait provient principalement du fait que ceux qui ont des placements financiers en tirent une rente qui s'appelle intérêt. C’est comme si leur épargne devait croître selon une formule exponentielle du type K(n)=(1+i)n. Les spécialistes de la gestion financières connaissent bien cette formule où K est le capital de départ, n le nombre d’années (durée du placement ou du prêt), i le taux d’intérêt.

Cette croissance exponentielle s’applique dans un espace économique ainsi contraint à une croissance équivalente ! Car si l’ PIB devait croître moins que les créances et dettes, il est sensible que la part du revenu destiné au service du capital va croissant !  Et nous assistons dès lors à des difficultés, de la part des organismes chargés de placer les capitaux, à trouver des placements suffisamment rémunérateurs pour leurs donneurs d’ordre (par exemple quelqu’un comme Warren Buffet…). D’où les prises de risques spéculatifs de plus en plus insensés jusqu’à la rupture, car qui dit risque dit aussi faillite possible comme les subprimes l’ont montré.

Les détenteurs d’avoirs financiers se trouvent, par l’intermédiaires des banques, banques d’affaires, assurances (les « institutionnels ») et les services financiers des grandes multinationales, de plus en plus exposés à des « risques » qui ont été pris pour eux par leurs administrateurs de fortune.

Il en résulte que, quand les institutionnels se trouvent confrontés à rembourser ou simplement à honorer les rendement promis de parfois 10% et plus ( !), la supercherie se découvre, et la réaction en chaîne de la perte de confiance entre institutionnels fait le reste comme on a vu et comme on verra encore !

Dès lors que les autorités comblent alors le trou de refinancement de plus en plus géant (le mardi 25 novemebre 2008, la Féd. A avancé, sans réelle contrepartie, 800 milliards de dollars, directement sortis de l’imprimerie !)

Et ces sommes serviront, comme les sommes avancées avant cela avec le plan Paulson par exemple, à renflouer, en clair, à donner aux institutionnels à honorer leurs engagements auprès de leurs « clients = prêteurs », à savoir, les très fortunés et aussi les moins fortunés, en tout cas tous ceux qui sont créanciers nets du système.

Ces créanciers, échaudés par les alertes qui se multiplient, ont tendance à se mettre en position d’attente et se retirant temporairement et provisoirement des marchés spéculatifs et boursiers.

Ce simple mouvement d’attente explique pourquoi le refinancement, via le crédit, est devenu à ce point difficile et pourquoi nous nous enfonçons dans la crise.

Réponse : avec la monnaie fondante, nous n’aurions pas ce problème !