26 novembre 2008
réponse à jean-louis magnol
Cette question de l'usage réel de la monnaie liquide était en effet urgente dans le débat ici mené!
Si je ne l'ai guère abordée c'est que j'espérais que l'on me la poserait pour rester en contact avec mes lecteurs!
Pus fondamentalement, la monnaie "bancaire" (CB et chèques) est actuellement préférée, car les banques proposent un service pratique des comptes courants - qui leur rapporte d'ailleurs pas mal, mais c'est équilibré puisque les clients y trouvent des avantages pratiques.
Il est cependant certain que le billet (et accessoirement les pièces) demeure le seul moyen à pouvoir libératoire instantané, sans reste. Il n'y aps d'autre transaction, en cas de paiement liquide, que l'échange direct monnaie - bien ou service.
Dans le cas de la monnaie "bancaire", il y a un débit bancaire compensé par un crédit bancaire, en clair un transfert de créances que les banques devront accepter et n'acceptent qu'en cas de provision suffisante.
Dans le cas du chèque, le risque est pour le vendeur, dans le cas des CB, le risque est assuré par un système d'assurance, etc... Dans tous les cas, les avoirs bancaires représentent un avoir dû en billet sur demande (après 48 heurses dans certains cas comme le livret A; pour mon compte chèque BNP, mon banquier m'a dit que je pouvais retirer autant qu'il y a de solde postif (je n'ai pas testé pour de grosses sommes, mais il l'a dit!). En clair, les comptes courants sont pratiquement (presque) aussi liquides que les billets, mais seulement presque! Par ailleurs, la liquidité encore accentuée du billet "fondant" incitera les banques à en proposer plus facilement, ou alors, mieux, répercuter la "fonte" sur les comptes courants dès lors que les particuliers en ramènent davantage, du fait de la dé - thésaurisation!
Les banques, disposant de nettement plus de liquidités dans ce cas, chercheront à les placer à moindre coût(baisse des taux!), afin de ne pas être "frappées" de la "fonte"! Elles peuvent aussi décider d'en rendre à la banque centrale en rachetant les valeurs déposées en garantie. Dans tous les cas, l'effet recherché est obtenu, à savoir le retour des sommes thésaurisées dans le circuit bancaire et le fait de devoir placer son épargne autrement qu'en trésor sous le matelas, afin de maintenir la circulationmonétaire fluide. Je répondrai mieux bientôt, il faut que j'y réfléchisses à nouveau! jf
question de jean-louis magnol
Un commentaire ? Je suis preneur. Je vais me mettre dans la peau du citoyen lambda (ce que je suis aussi).
Je constate dans mon travail que les paiements en caisse se font à, environ, 85% en cartes bancaires, 15% en espèces, 10% en chèques.
Sachant qu'il est difficile d'obtenir des espèces en banque sans les avoir commandé 48 heures à l'avance, quel est le rôle aujourd'hui, de la monnaie fiduciaire dans la vitesse de circulation monétaire ? Et quelle place occupe t-elle réellement ?
Chacun perçoit son salaire par virement ou par chèque : donc pas d'espèces ! Mais la somme qui va stagner sur un compte -chèque, sans craindre de "fondre", n'est-elle pas une garantie de capitalisation ? Même si le potentiel en espèce n'est pas réalisé. Est-ce alors que la "monnaie" dormante de compte (l'inscription sur un relevé bancaire) n'est pas aussi dommageable pour l'économie réelle que la monnaie fiduciaire qui se retranche ?
Il est vrai, je crois, que si l'Etat ou la BCE savent ce qu'ils émettent, sont-ils en mesure de savoir ce qui est utilisé en quantité de cette même monnaie fiduciaire ? Dans les cas de Schwanenkirchen, Wörgl et Lignières, il y avait une tenue précise des livres de compte (aucune archive disponible ?) et les expériences furent limitées en temps et en surface.
Que penser de ces deux formes dont une seule est sujette à caution, la monnaie fiduciaire, pour sa vitesse de circulation ?
Tu peux mettre mes interrogations sur ton blog, si tu le souhaites.
Amicalement,
Jean-Louis M